lundi 5 janvier 2015

Déferlante migratoire











La mer méditerranée carrefour de grandes civilisations est désormais le carrefour de la détresse humaine, de l’ignominie de certains.

En effet, la période des fêtes de fin d’année s’est vue assombrir par les flots de la détresse humaine qui touche la rive sud de la Mare nostrum.

Jusqu’à présent, les migrants venant d’Afrique du Nord, d’Afrique noire ou du Moyen-Orient, tentaient désespérément de gagner la rive nord de la méditerranée sur des embarcations de fortune, faisant ainsi le bonheur d’une véritable mafia, de réseaux de passeurs bien organisés. Désormais, un cap est franchi puisqu’il ne s’agit plus de simples embarcations de fortunes, mais c’est par cargos entiers, dans de vrais navires que ces malheureux tentent désespérément de gagner une Europe fantasmée, eldorado chimérique.

L’Union européenne a jusqu’à présent montré son échec quant à une politique efficace en matière de coopération avec les pays d’origine, car en effet et disons-le tout net, l’immigration massive, incontrôlée n’est une chance ni pour le pays d’origine, ni pour le pays d’accueil. L’immigration serait-elle la seule voie de salut pour les peuples d’Afrique et du Moyen-Orient ? Ces peuples seraient-ils condamnés à risquer leurs vies pour tenter de gagner une misérable pitance ailleurs ?

Bien évidemment que ce phénomène inscrit sur la longue durée inquiète les peuples d’Europe qui peuvent avoir le sentiment d’être submergés. Mais c’est aux élites occidentales que l’on se doit d’adresser quelques griefs bien mérités. En effet, une proportion non négligeable de réfugiés viennent désormais de Libye, mais aussi et surtout massivement de Syrie. Or, après avoir appelé à la déstabilisation par le feu et le sang de ce pays, dont il ne s’agit pas ici de défendre le régime officiel dont les tares et les turpitudes sont d’ores et déjà connus mais qui existent dans tous les pays arabes (Corruption, népotisme, gabegie, absence de perspective…), comment s’étonner que des pans entiers de la population syrienne mais aussi d’autres peuplades ne tentent pas par tous les moyens de venir en Europe ?

Quant aux Européens qui sont de plus en plus circonspects, sceptiques, voire angoissés face à cette déferlante migratoire, ils ne subissent ici ce que ce continent a fait subir aux quatre coins du monde depuis le XVIème siècle. En effet, les Européens du XVIème au XXème siècle se sont répandus aux Amériques, en Océanie, en Asie et en Afrique. Le Grand Remplacement dont parle certains a déjà été mis à l’œuvre entre autres dans ces contrées, fut à deux doigts de réussir en Algérie, et est actuellement à l’œuvre en Palestine. L’émigration massive d’Europe vers les États-Unis ne présente-t-elle pas les mêmes caractéristiques que le phénomène migratoire actuel ? Des navires qui viennent charrier par centaines de milliers des hommes, des femmes et des enfants, fuyant la misère pour trouver leur bonheur ailleurs, au prix de mille et un dangers ?

Aujourd’hui l’Occident à force de déstabiliser d’autres pays, ne fait que se prendre le boomerang en pleine figure.

Nous ne disons pas ici que l’Occident n’a que ce qu’il mérite, mais il s’agit d’analyser des phénomènes sur le très long terme.

Quant à savoir si un jour les élites occidentales seront capables de renoncer à leur droit imprescriptible à intervenir dans les affaires d’autres peuples, sans se plaindre des conséquences, autant faire apprécier le steak tartare à un végétarien.



Anis Al Fayda

dimanche 28 décembre 2014

America is Back





Le pays de l’Oncle Sam nous réserve bien des surprises. On nous présente habituellement les États-Unis comme un pays où le libéralisme économique règne en maître, où l’interventionnisme étatique est inexistant et aussi palpable que les melons sur les rives de la mer de Barents. 

Pourtant en l’espace de six mois, les autorités américaines nous ont prouvé qu’elles étaient capables de hausser fortement le ton lorsqu’il s’agissait de faire respecter sa législation pour mieux défendre ses intérêts.

En effet, ce lundi 22 décembre, le groupe industriel français Alstom a été reconnu coupable de corruption dans plusieurs pays (Égypte, Taïwan, Arabie Saoudite, Bahamas) et condamné à verser 772,29 millions de dollars, soit 630 millions d’euros dans le cadre de la loi américaine sur les pratiques de corruption à l’étranger (FCPA). Tout ceci est à remettre dans le contexte du rachat du pôle énergie du groupe français par le groupe américain General Electrics, mais cette amende devra être réglée au préalable par le groupe français.

En juillet dernier, c’était la banque BNP Paribas qui avait été condamnée à une amende de 80 millions de dollars, soit 59 millions d’euros, ceci pour avoir osé violer l’embargo américain à l’encontre du Soudan, de l’Iran et de Cuba. Un crime de lèse-majesté envers le monde dit libre en somme. Tout ça alors que l’embargo à l’encontre de Cuba s’apprête à être levé, c’est bien dommage.
Bien entendu aucun groupe américain lui ne saurait être soumis au même traitement.

On aimerait que le gouvernement français en fasse de même et fasse condamner Hewlett Packard qui avait délocalisé et supprimé des emplois en France en 2008, tout en ayant bénéficié de subventions. Le gouvernement français de Sarko l’américain d’alors aurait-il eu le courage de prendre une telle décision ? Laissez-nous rire à gorge déployée.

Le gouvernement français UMPS ferait mieux de défendre intérêts de la France, plutôt que donner des conseils aux Français en matière de sujets à aborder ou pas dans les chaumières de France et de Navarre en cette période de fêtes de fin d’année. Craint-il que toutes les discussions finissent comme le suggère la célèbre caricature de l’Affaire Dreyfus, c'est-à-dire en pugilat ? On ne peut même plus s’engueuler chaleureusement à table en famille dans ce pays ? Fichtre alors !

Avec en outre les représailles prises à l’encontre de la Corée du Nord, qui se traduisit par une gigantesque coupure d’Internet, en raison de l’attaque informatique subie par Sony, consécutive à la sortie du film produit par les mêmes studios mettant en scène l’assassinat du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, film au sujet très original au passage, puisqu’il s’agit de l’assassinat d’un dirigeant certes pas grand philanthrope mais honni des États-Unis, la Maison Blanche sait hausser le ton quand il le faut, malgré les signes incontestables de déclin.

Il n’y a pas de doute : America is bel et bien back.



Anis Al Fayda

mercredi 10 décembre 2014

Torture à moitié avouée, à moitié pardonnée?






Un rapport du Sénat américain paru ce mardi 9 décembre, révèle et critique avec verve les méthodes de torture employées par la C.I.A, dans le contexte de la dite « guerre contre le terrorisme », déclenchée après les attentats du 11 septembre 2001, espèce de guerre sans fin, similaire à l’histoire sans fin avec Georges W. Bush dans le rôle de Bastien Balthazar Bux.

Qu’apprends-t-on dans ce rapport ? Bien des choses que divers O.N.G et autres services avaient déjà pointé du doigt, à savoir l’usage à grande échelle de la torture sur les détenus de Guantanamo, déshumanisés car « islamistes » donc ennemis du monde dit libre, donc sortis de l’humanité et indignes de la moindre considération. 

Parmi les techniques de torture, celle du « waterboarding » qui revient à torturer par l’eau le suspect, provoquer une sensation d’étouffement par l’eau. Les islamistes venant souvent de Bougnoulie, terre de désert et où l’eau est rare, les services américains dans un souci altruiste ont sans doute voulu leur apporter les joies de la cure nautique, leur faire découvrir le plaisir de barboter eux qui n’ont sans doute pas l’occasion de le faire. Et quand on aime, on ne compte pas.

Mais allons droit à l’essentiel : verra-t-on un jour les responsables de tels agissements traduits devant des tribunaux internationaux et répondre de leurs crimes ? Certes pas, ils sont américains, donc les symboles du monde libre, donc intouchables. La torture en terre démocratique n’est absolument pas comparable avec la torture en terre islamiste dictatoriale enfin ! Naïfs que nous sommes. De plus, au cours de leur meurtrière histoire, les autorités américaines n’ont jamais permis que leurs responsables répondent de leurs actes, malgré les innombrables crimes et atrocités dont ils ont saupoudré le monde, au gré de leur escapades et aventures guerrières (Hiroshima et Nagasaki, Vietnam, Irak, Afghanistan, Amérique Latine…).

Tout ceci nous montre bien que plus que jamais, les rapports internationaux sont basés sur des rapports de force, et que malgré les bons sentiments sur lesquels reposent les réflexes de notre époque, cela ne saurait que trop nous rappeler que seule la loi du plus fort compte, puisque malgré la publication de ce rapport, les auteurs de ces agissements ayant agi avec l’aval des plus hautes autorités yankees peuvent tout bonnement s’essuyer leurs postérieurs libéraux avec ce qui n’est rien de moins qu’un torchon naïf et dangereusement compatissant, qui risque de mettre en péril la sécurité des États-Unis qui à leurs yeux n’a pas de prix.

Barack Obama s’est fendu d’une déclaration où il disait en substance que l’image des États-Unis risque d’être fortement dégradée… Sans blague ! Pas autant que la vie de ces pauvres bougres islamistes passés par la centrifugeuse yankee qui n’a en plus rien apporté pour mettre fin à cette guerre sans fin contre le terrorisme où tout le monde peut être suspect.

Mais les  États-Unis étant une démocratie, ce pays sait reconnaître ses erreurs, et comme on dit, faute avouée, faute à moitié pardonnée, pas vrai ?

Nous comptons désormais sur Hollywood pour nous concocter un film avec un happy end où le héros après avoir courageusement montré son sens de la justice, et sonder sa conscience humaniste pourrait rentrer dans son home sweet home et goûter un repos bien mérité. On peut voir le film Détention secrète avec Reese Witherspoon et Jake Gyllenhaal qui traite déjà de la question.

Pendant ce temps, la terre d’islam continue d’être foulée par la botte impérialiste occidentale avec la complicité de gouvernements dits musulmans, le sang des peuples musulmans continue de couler abondamment à Hollywood et en vrai…jusqu’à la prochaine révélation…qui n’en est pas vraiment.


Anis Al Fayda




   

mardi 9 décembre 2014

Tout ça pour une crèche...









En république de France, les polémiques à trois francs six sous ne manquent pas. 

La dernière en date, celle concernant l’installation de crèches dans divers bâtiments de l’administration, au conseil général de Vendée, dans la Mairie de Béziers. Les défenseurs de la désormais sacro-sainte laïcité n’attendaient que cela pour monter au créneau. Que nos laïcards ne respectent absolument pas les coutumes françaises, pays historiquement catholique cela nous le savions d’ores et déjà, mais qu’ils fassent preuve d’un tel zèle qui ferait pâlir d’envie n’importe quel « fanatique religieux », qu’ils fustigent tant...ils ne connaissent plus de limites.

Les Français musulmans seraient tentés de pousser un ouf de soulagement, car pour une fois que le thème de la laïcité défraie la chronique dans les médias sans que cela ne concerne l’islam, l’on se dit que ces derniers pourraient respirer un bon coup dans ce vent glacial qui enveloppe Paris au crépuscule de l’automne. 

C’était sans compter sur l’étonnante, mais désormais hystérie, monomanie sur l’islam de messieurs Zemmour, Villiers, Ravier, Ménard et consorts. Ces derniers en effet ne sont pas privés de pousser des cris d’orfraie, de monter sur leurs grands chevaux, plutôt leurs poneys républicains, jurent leurs grands dieux qu’ils ne font là que perpétuer des traditions bien ancrés dans l’esprit des Français, et qu’ils se placent dans une volonté de reconquête de l’espace public face à un islam conquérant. As-t-on jamais vu un musulman ou une association musulmane dans ce pays se plaindre, ou fustiger la volonté de la population française de vouloir se réapproprier la dite neutralité de l’espace public ? Neutralité soi dite en passant submergée par l’espace publicitaire et mercantile, surtout en cette période d’achats rituels de fin d’année, ce à quoi hélas est réduite l’esprit de Noël.

Non contents de s’arrêter en si bon chemin, ces tenants de la droite conservatrice et amoureuse de la France authentique, voient dans les crèches un moyen de lutter contre l’islam conquérant, Zemmour parlant lui-même de vouloir endiguer les Sarrasins qui submergeraient la Provence comme au Xème siècle. Ces derniers veulent en outre réserver et monopoliser le potentiel de la lutte laïcarde uniquement à l’adresse des musulmans.

Sachez messire Zemmour, qu’en ces temps médiévaux et qu’au vu de votre plastique et mélanine toute méridionale ; ceci est juste un constat ; il n’aurait pas été dit que les combattants de la Chrétienté ne vous aurait pas rangé du côté des Sarrasins.

Ces messieurs prétendent vouloir lutter contre l’hystérie d’une certaine gauche, dont les musulmans sont aussi les victimes collatérales, depuis l’affaire du voile de Creil en 1989.

Nous souhaiterions poser quelques questions à ces messieurs qui ont le vent en poupe :
Sont-ce les musulmans qui ont inventé la laïcité ? Sont-ce les musulmans qui empêchent les chrétiens de renouer avec leur foi dans ce pays ? Sont-ce les musulmans qui sont à l’origine du large déclin de la religion en France ? Sont-ce les musulmans qui sont derrière le fait que Noël soit devenu une fête commerciale et non plus religieuse ? Les musulmans ne sont-ils pas eux-mêmes l’objet de toutes les passions, dès qu’il s’agit de la laïcité ?

Tous ces opposants de pacotille, ces chantres et apôtres du choc de civilisations, ces Cassandre de bas-étage doivent être démasqués et tenus pour ce qu’ils sont, c'est-à-dire des lâches qui se cachent derrière une certaine volonté d’abattre le politiquement correct, pour mieux s’attaquer contre un adversaire qui n’en est pas : les musulmans. Des êtres couards et pusillanimes qui veulent se payer un courage médiatique à peu de frais.

Une dernière chose : que ces messieurs regardent un peu plus attentivement les vêtements des personnages représentés dans ces mêmes crèches. Ils découvriront sans doute avec stupéfaction qu’ils n’ont certes pas des accoutrements de Scandinaves, ni de Pictes et encore moins de Teutons.


Anis Al Fayda


lundi 26 mai 2014

Abécédaire Galets dans la boue








Abécédaire

Galets dans la boue




Ce livre est né d’une volonté simple, mais non moins déterminée et complexe: la nécessité de tenter d’endiguer la désinformation sur l’islam, la vie des Français musulmans telle qu’elle est souvent présentée dans les médias de masse.

Si vous aussi en avez assez d’entendre des mots tels que musulman modéré, Islamiste, Jihâd, Orientalisme, Salafisme, Takfirisme, sans trop saisir la portée et le sens de ces termes divers, alors ce livre se veut être un éclairage, s’attache à expliquer ce que recouvrent ces termes et comment ils ont été galvaudés dans une ère de désinformation massive, par le biais du canal de la novlangue omniprésente.

La problématique du livre est de montrer comment en se réappropriant les saines valeurs culturelles arabo-musulmanes, l’on peut être naturellement attiré par la culture française authentique, pour échapper ainsi à l’inculture de masse.

Cet abécédaire ne traite pas uniquement de la thématique de la place des musulmans en France, mais il recouvre également d’autres domaines, tels que l’histoire, la politique, l’économie, la culture, la littérature ou le cinéma. Ce livre se veut en effet être un livre anticonformiste face à aux mensonges, aux contre-vérités, aux manipulations dans ces différents domaines, aux chefs-d’œuvre culturels qui n’en sont pas promus par l’idéologie dominante et aussi un remède face à l’inculture et la flagornerie, tout cela non sans une pointe d’humour, mélangé à un soupçon d’ironie en ces temps de puritanisme médiatique. En effet, si l’on dit de l’humour qu’il est la politesse du désespoir, l’ironie est celle du pessimisme.

La forme varie entre la satire et l’éloge, entre la critique acerbe et l’apologie.

Cet abécédaire est composé de textes à la longueur variable. Ces textes sont autant de galets dans la boue du nivellement par le bas, de l’inculture, en passe d’engloutir totalement les galets historiques et culturels des peuples, véritables repères dans l’espace-temps, visant ainsi à empêcher tout sursaut salutaire, tout réveil salvateur.

Sortie prévue le 4 juin 2014.

Disponible à: 
Librairie Facta, 4 rue de Clichy 75009 Paris, métro Trinité d'Estiennes d'Orves.
Librairie de l'Orient, 18 rue des Fossés Saint-Bernard 75005 Paris, métro Jussieu.

Ou bien me contacter à l'adresse suivante: anis.alfayda@gmail.com


Anis Al Fayda 

dimanche 18 mai 2014

La jupe dans tous ses états




L’éducation nationale fait de nouveau parler d’elle en ce joli mois de mai.

En effet, à l’approche du bac qui ne vaut plus grand chose, on fait de la haute couture et du défilé dans les lycées de l’académie de Nantes. Fini les fonctions vectorielles, l’étude des ravages de la société de consommation, des Trente Glorieuses, les mécanismes ayant déclenché la Grande Guerre, le nihilisme chez Nietzsche, l’étude de la nature et de la culture, de l’inné et de l’acquis. On porte la jupe ! L’académie de Nantes pour lutter contre le sexisme a lancé une opération dont seuls les tenants de la pédagogie post-soixante-huitarde ont le secret, à savoir faire porter la jupe aux jeunes damoiseaux, et les inviter à se mettre du rouge à lèvres, pour lutter contre le sexisme. Oui vous avez bien lu.

Interpellé par une député UMP ; qui fait mine de se réveiller ; Benoît Hamon nie en bloc dans l’hémicycle, car comme pour la théorie du genre, la journée de la jupe ça n’existe pas. C’est nous autres qui avons la berlue, pauvres hurluberlus que nous sommes.

Quelle sera la prochaine étape ? Demander aux lycéens de venir en soutien-gorge ? En perruque ? En escarpin ?

Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? En effet, pourquoi ne pas venir à l’école tout en bégayant par solidarité avec les bègues ? Pourquoi ne pas écrire toute une journée de la main gauche par solidarité envers les gauchers ? Pourquoi ne pas venir en tenue d’Eve, par solidarité envers les naturistes ? Et pourquoi ne pas venir avec les cheveux teints en roux, par solidarité avec les roux qui subissaient des persécutions autrefois et qui continuent d’être l’objet de railleries de nos jours, quant à leur supposée odeur corrosive.

Lutter contre le sexisme ? Alors commençons par dénoncer les ravages de la marchandisation du corps féminin dans la mode messieurs les socialistes ! Ravages que l’on constate chez la jeunesse française tous les jours.

Le ridicule ne tue pas, mais il imprègne, et la gauche en est imprégnée, imbibée, marquée au fer rouge.

Cette gauche n’a absolument plus rien à proposer et cherche par tous les moyens à faire diversion, quitte à se lancer dans le grand n’importe quoi, comme elle en a tellement l’habitude.

Les socialistes ça ose vraiment tout, et c’est même à cela qu’on les reconnaît.



Anis Al Fayda

vendredi 16 mai 2014

Fièvre médiatique





L’Occident est en émoi. En effet, le groupuscule extrémiste Boko Haram a enlevé 200 lycéennes au Nigéria, en attente de les échanger avec ses membres emprisonnés par le gouvernement nigérian.

Tout d’abord, ce groupuscule ne représente que lui-même, ses agissements sont en totale contradiction avec les valeurs de l’islam, cela va sans dire. Il n’est pas nécessaire de le rappeler, et nous n’avons pas besoin de prouver quoi que ce soit aux élites occidentales. En effet, cet emballement médiatique donne encore une fois de plus l’occasion aux médias d’exiger des musulmans de prouver leur bonne foi humaniste, de les soumettre à la question républicaine, mais même si certains bénis oui-oui se prêtent à ce jeu, le doute, le trouble est jeté toujours un peu plus sur l’islam et les musulmans.

On assiste donc en effet à une fièvre médiatique incroyable, où chacun y va de son selfie, au premier chef Michelle Obama qui pose avec une pancarte « Bring Back Our Girls », soit rendez-nous nos filles. Et combien de civils innocents tués par les drones, les bombes de votre président de mari ?

Un rassemblement eut lieu mardi dernier sur le parvis des droits de l’homme au Trocadéro, tout un programme, avec toutes les stars que le show-business peut compter, dont Boko Haram ne voudrait pas même gratuit, et Carla Bruni en prime. Combien de civils afghans et libyens tués par votre ex-président de mari ? Il ne manquerait plus que DSK pour y aller de son petit appel déchirant, et là, la boucle serait bouclée.

Puisque les médias et les élites occidentales n’ont de cesse de se payer notre tête, montrons que nous pouvons exceller en la matière et faisons de la provocation : pourquoi ces lycéennes n’auraient-elles pas droit au paradoxe d’Anderson ? Ah le romantisme n’existe que pour l’Occident, les brigades rouges, la Bande à Baader, la Bande à Bonnot, oui, mais pas avec Boko Haram. Et si ces lycéennes faisaient des selfies, ce serait bon ? Cela passerait ?

La question à se poser est : Cui bono ? Oui, cui bono comme on dit à Garges-lès-Gonesse. Soit en bon français, à qui cela profite-t-il ? Certes pas aux musulmans en tout cas, toujours sous l’opprobre, sommés de montrer patte blanche, de prouver qu’ils condamnent ces agissements avec la plus grande vigueur.


PS : Petit Souffle, pour celles et ceux qui ne comprennent pas le second degré ou qui en sont dépourvus totalement, peuvent passer leur chemin bien-pensant.

Irritare crabones, comme on dit à Sartrouville.




Anis Al Fayda