jeudi 1 mai 2014

Overdose de propagande







En cette année où l’on commémore le centenaire de la Grande Guerre, France 2 nous as gratifié du documentaire Apocalypse, avec la voix de l’inénarrable Mathieu Kassowitz.

Tout d’abord, il convient de revenir sur le sens du mot « apocalypse ». En effet, l’apocalypse veut dire dévoilement, et non pas destruction. Bien que la destruction, l’effondrement du modèle économique ultra-libéral arrive, alors seront dévoilés les rôles de chacun, les masques tomberont.

Entre les élections municipales et les élections européennes, la diffusion de cette série documentaire ne doit bien évidemment rien au hasard.

À l’heure du retour des nationalismes, ou de ce que les médias appellent avec dégoût les populismes, à l’heure de la critique du mondialisme grandissante, ce que l’on appelle le système politico-médiatique avait besoin de frapper un grand coup.
Hormis l’intérêt de voir images en couleur, ce documentaire n’apporte rien de bien neuf sur la connaissance des évènements, l’escalade des tensions ayant abouti à cette grande tragédie.
Pas un mot sur le grand capital, sur Wall Street et la révolution bolchévique. Ne demandons pas à Mathieu Kassowitz d’avoir lu Antony Sutton, il vient du show-business le pauvre.

Pas un mot ou très peu sur tirailleurs des colonies qui n’avaient rien demandé, qui ont été jetés dans une guerre qui ne les concernaient absolument pas. Les habitants de ces pays d’Afrique et d’Asie se moquaient alors éperdument de savoir si la déclaration sur la neutralité de la Belgique n’était qu’un chiffon de papier, si l’on devait dire Mulhaüsen ou Mulhouse, Elsass-Lothringen ou Alsace-Lorraine. Pas un mot non plus sur les Accords Sykes-Picot qui continuent d’ensanglanter la Terre Sainte.

Quel est le but d’une telle série ? Il faut diaboliser toujours plus le nationalisme, le patriotisme pour systématiquement les assimiler à la guerre. En omettant de rappeler que les révolutionnaires de 1789 lorsqu’ils exportèrent les idées révolutionnaires des chaudes rives du Guadalquivir, aux eaux glacées de la Bérézina, au son de la Marseillaise, de la Carmagnole ou autre, c’était au nom du patriotisme, du nationalisme.

Pourtant de nos jours si le nationalisme est diabolisé en Europe, d’autres pays ont quant à eux le droit de l’être. Ainsi les États-Unis ont le privilège de continuer à l’être, de défendre leurs intérêts au moyen de bombardements massifs.

Actuellement un pays comme la Russie montre qu’elle ne demande pas d’autorisation pour défendre ses intérêts avec ce qui se passe en Ukraine. Ceci nous rappelant que les rapports entre États basés sont basés sur les rapports de force, et non pas sur les bons sentiments, le sentimentalisme mielleux, qui faussent complètement les jugements et empêchent la réflexion.

Jamais on n’a autant fait la promotion du pacifisme, de la négociation, pourtant il n’y a jamais eu autant de guerres, d’hypocrisie dans les rapports internationaux. Les Droits de l’homme, la communauté internationale, sont des coquilles vides. Jamais il n’y eût autant de destruction, jamais la guerre économique n’a été aussi vivace, l’impérialisme culturel n’a été aussi intense. L’occidentalisation croissante du monde, sans que l’on se l’explique vraiment, l’entrée en vigueur du marché transatlantique, voilà des sujets que l’on voudrait voir abordé dans des documentaires. Pourtant, il n’y a rien là-dessus.

La guerre est hélas une constante dans l’histoire de l’humanité, penser l’abolir est une chimère, surtout quand ceux qui font l’éloge du pacifisme se révèlent être de bien grands va-t’en guerre.

Si vis pacem, para bellum, comme on dit à Aubervilliers.


Anis Al Fayda




vendredi 14 mars 2014

Panique à l'Elysée, panique en Crimée







La république de France vogue de scandale en révélation. En effet, voilà que nous apprenons que l’éminence grise de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson enregistrait les conversations qu’il avait avec Nicolas Sarkozy, durant son passage à l’Elysée. Les micros, ou le dictaphone étaient sans doute cachés dans les buissons de l’Elysée.

Hormis le mépris qu’il a pour Carla Bruni, Roselyne Bachelot, et d’autres, on sait que dans ces enregistrements, Nicolas Sarkozy se lâche sur les musulmans, pourtant on ne connaît guère la teneur précise de ses propos. On a envie de dire que l’on s’en moque après tout, nous savons bel et bien que Nicolas Sarkozy ne porte pas les musulmans dans son cœur, nous en avons tout autant à son égard, puisque nous le portons à peine à la semelle de notre godasse gauche, ça porterait bonheur paraît-il.

Toutefois, gageons que si ces propos avaient concernés une autre communauté, on aurait parlé que de cela.

Mais ce n’est pas tout ! Dans le cadre de l’enquête sur le financement de la campagne présidentielle de 2007, et un possible financement par Muammar Kadhafi, Nicolas Sarkozy aurait été mis sur écoute ainsi que son avocat Thierry Herzog. Rarement l’expression « les murs ont des oreilles » n’aura autant convenu à la situation.

Pauvre Nicolas Sarkozy qui souhaitait revenir sur le devant de la scène politique. Avec tout ça, il n’a pas fini d’avaler des couleuvres et d’en voir de toutes les couleurs. Toutefois, il peut se servir de cette affaire et passer pour un martyr. D’autant que les imprécisions de Christiane Taubira, ne sont pas là pour arranger les choses.

L’UMP ne semble pas non plus tirer profit de tout cela, avec Jean-François Copé et cette enquête du journal Le Point, qui révèle que le boulanger de Meaux aurait fait bénéficié l’entreprise Bygmalion de ses largesses, lors de la campagne présidentielle de 2012.En effet, à y regarder de plus près, ça revient cher les pains aux chocolats.

On va nous dire que ça favorise le FN tout ça. Bah vous n’avez qu’à être intègres messieurs les politicards ! Ah vous avez peur de vous faire traités d’intégristes ?
De plus, avec la forte pollution qui règne à Paris, l’air devient irrespirable. Mais où aller ? En Crimée par exemple !

Ah non ! C’est la panique là-bas en ce moment.

Après le départ de Viktor Ianoukovitch pour la Russie, cette dernière voyant d’un mauvais œil le remake de la révolution Orange de 2004, s’est empressé de bien montrer ce qu’était ce qu’elle appelle « l’étranger proche », qui n’est que la Doctrine Monroe version russe. La Crimée étant une région majoritairement russophone, il n’en fallait pas plus, pour que l’ours russe sorte de sa tanière, et l’on se dirige vers une annexion pure et simple de la Crimée par la Russie.

L’UE et les Etats-Unis sont scandalisés par ce qu’ils appellent un coup de force inacceptable. Que les Etats-Unis balaient devant leur porte, et qu’ils dégagent instamment de partout où ils sont. Les contrées qu’ils foulent de leurs rangers maudites ne manquent pas : Japon, Corée du Sud, Méditerranée, Europe, Guantanamo toujours pas fermée, Irak, Arabie, Golfe arabo-persique, Afghanistan, la liste est trop longue.

Oui la Russie qu’il ne s’agit pas d’idéaliser, est elle aussi un empire, et défend ses intérêts becs et ongles. Les pays d’Europe de l’est, libérés de la tutelle soviétique il y a 20 ans à peine, voient certes d’un mauvais œil ce retour en force de la Russie, mais s’ils pensent trouver du nouveau vers le couchant, qu’ils sachent qu’à l’ouest il n’y a rien de nouveau, si ce n’est l’Union européenne, qui enserre un peu plus chaque jour les pays qui en sont membres, entre ses serres néolibérales.

Oui, la Russie n’a pas renoncé à Koenigsberg, Kaliningrad maintenant, ni aux îles Kouriles, ni à l’île de Sakhaline, et certainement pas à la Crimée qui se trouve à ses portes.Saleté de Crimée ! Une région que peu de gens en Occident saurait situer sur une carte, et qui vient gâcher le printemps du cinéma qui commence ce week-end. Salauds de soviets !

Et bien oui, tout cela nous rappelle, que les tensions, les guerres ne sont pas de lointains souvenirs, et ne vont pas disparaître, malgré toute la bonne volonté de l’american way of life.

En plus, à la station de métro Crimée sur la ligne 7 à Paris, c’est toujours la pagaille et toujours aussi sale !
La Crimée d’Ukraine ou souterraine parisienne nous tape sur les bretelles !



Anis Al Fayda

lundi 3 mars 2014

Frédéric Taddeï sous le tir de barrage médiatique




Frédéric Taddeï, régulièrement la cible d’attaques des médias dominants, n’a pas fini de défrayer la chronique médiatique. Il est encore une fois passé récemment à la question républicaine lors de l’émission de Laurent Ruquier On n’est pas couchés.

Quels sont les griefs faits à l’encontre de Frédéric Taddeï ? On lui reproche d’inviter des personnalités jugées non conformes à l’idéologie républicaine dominante, on se souvient de la fameuse liste de Patrick Cohen, qui avait dans le nez Tariq Ramadan, Marc-Edouard Nabe, Dieudonné, Alain Soral. C’est surtout sur les deux derniers, Dieudonné et Alain Soral que la tension se cristallise le plus. Quoi que l’on pense de ces derniers par ailleurs, il est tout de même anormal, et symptomatique d’une police de la pensée qui ne dit pas son nom, où un animateur d’une des dernières émissions au contenu intéressant, soit sommé de se justifier, de donner des explications quant au choix de ses invités, à plus forte raison sur une émission d’un média du service public, devenu depuis plusieurs mois un merdia du sévice public.

Pourtant si l’on en juge le dossier paru dans Les Inrockuptibles, peu suspect de pensée réactionnaire, ces invités dits sulfureux ont été invités peu de fois, par 4 fois seulement, depuis près de 8 ans que l’émission existe. Diffusée 4 fois par semaine, puis 1 fois, non content, la pression médiatique veut la reléguer en troisième partie de soirée, la forcer à tenir compagnie aux émissions Chasse et pêche sur TF1 à 3 heures du matin.

Si l’on regarde toujours dans ce dossier des Inrockuptibles, ceux qui furent le plus souvent invités sont des personnalités comme Jacques Attali, Alain Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy, Alain Minc, Guy Sorman, Jean-François Kahn, bref tous ceux qui parasitent les médias depuis plus de 30 ans, et dont un nombre croissant de Français commencent franchement à se lasser, si ce n’est plus.

Curieux que les détracteurs de cette émission ne pointent pas du doigt cette fréquence de ces personnalités, l’indigence intellectuelle qu’ils incarnent. Oui mais voilà, joker ! Ces cerveaux-là ne sont sans doute pas malades pour Patrick Cohen, et c’est le camp du bien.

On a reproché à Frédéric Taddeï toujours, d’inviter Marc-Edouard Nabe, alors que ce dernier est le parrain du fils de Frédéric Taddeï, en quoi cela nous regarde t-il ? En quoi cela peut-il aider le téléspectateur ? S’il ne faut pas inviter les enfants de, les amis, les voisins, les coquins, dans ce cas il ne faut plus inviter Raphaël Glucksmann fils d’André Glucksmann, Joy Sorman fille de Guy Sorman, Raphaël Enthoven fils de Jean-Paul Enthoven, Nicolas Bedos fils de Guy Bedos, et tous ces enfants de, qui parasitent de plus en plus les médias. Si l’on commence à jouer à ce petit jeu-là, à fouiller dans les vies privées des uns et des autres, il n’est pas dit que nos faiseurs d’opinion, nos brocanteurs du consentement sortent gagnants de cette affaire.
Il n’y a véritablement qu’en France où l’on demande à un animateur télé de se justifier du bien-fondé d’inviter untel ou untel.

Mais non contents de s’arrêter en si bon chemin, ces journaleux enjoignent Frédéric Taddeï de rappeler à chaque fois les Curriculum Vitae des invités sulfureux, leurs condamnations judiciaires, de les faire passer en gros pour des délinquants, des malfaiteurs multirécidivistes. Si c’est comme ça, il faut rappeler à certains invités à de nombreuses reprises, les affaires de plagiat, qui ont fait les choux gras de la presse, et les rires du Tout-Paris. Ah ça non, ils ne le souhaiteraient pas. De même que si l’on ne devait inviter que des hommes politiques qui n’ont jamais été condamnés, on n’inviterait plus personne. Ne sombrons pas dans le « tous pourris », ça ferait le lit du fascisme ! Alors que ces messieurs cessent de vouloir chercher la petite bête, là où elle n’a pas lieu d’être.

En outre, ces journaleux peu avares de rodomontades, demandent à Frédéric Taddeï de prendre le téléspectateur par la main, de lui expliquer le fond du discours d’untel ou d’untel, sous prétexte que le quidam n’aurait pas les clefs nécessaires pour comprendre, soit toujours cette infantilisation du grand public. Dans ce cas, avant des émissions comme Le Grand Journal, On n’est pas couchés, les animateurs devraient avertir des dangers des contenus  nocifs de ces émissions pour les téléspectateurs, dont le visionnage prolongé est nuisible à la conscience, à l’intelligence du plus grand nombre.

Bref, la coupe est pleine, de ces injonctions médiatiques que l’on fait boire aux Français jusqu’à la lie, cela ne fait qu’exacerber l’ambiance, les tensions dans le débat public, et contribuent à rendre l’atmosphère encore plus délétère qu’elle ne l’est déjà. Cette gauche intellectuelle montre son vrai visage, celui du fanatisme, de l’intolérance, de la mise au ban médiatique, intellectuelle.

Voyons encore récemment les attaques virulentes contre Farida Belghoul et son initiative de Journée de Retrait des Ecoles. Fini L’Aziza, ou Djamila des Lilas, place à Farida qui a la foi, et qui entend bien briser cette tutelle, ce carcan gauchiste qui a fait tant de mal pour la cohésion nationale, pour la paix civile en France. Comble du mépris, certains à gauche s’empressèrent de dire que si ce sont essentiellement des familles immigrées qui entendirent le message de Farida Belghoul, c’était au motif que ces dernières étaient peu instruites, crédules, bref des bouseux, des arriérés mentaux, et qui ne vont jamais voir d’expos au centre Georges Pompidou sans doute. Les concernés apprécieront.

Cette gauche va payer son mépris très cher assurément, avec les élections municipales et européennes qui arrivent, mais cette gauche va mettre cela sur le compte du vent réactionnaire qui semble s’emparer du peuple français et qui fait frémir de peur les bobos. Pour les fachos si ça va mal c’est la faute aux immigrés, mais alors pour la gauche, quand ça va mal, c’est la faute aux fachos, et elle semble incapable de changer son disque, ultra-rayé.

L’UMPS a récemment tenté de nous faire frémir avec cette minable passe d’armes entre Manuel Valls et Claude Goasguen. On essaie de faire croire à l’opposition entre l’UMP et le PS, par le biais de querelles à 3 francs 6 sous. Pourtant ils sont tous les deux de fervents soutiens d’Israël… quand même !

Après cette défaite de la gauche, qui semble inéluctable, Frédéric Taddeï va-t-il en faire les frais ? Va-t-on le sacrifier sur l’autel de la déroute électorale ? Va-t-on le forcer à assumer pleinement la responsabilité de cet échec, et d’en tirer les conclusions en lui demandant de se retirer de la vie médiatique ? La police de la pensée en serait bien capable.

Toutefois Frédéric Taddeï peut répondre quant à une possible éviction de la télé ; en s’inspirant de la célèbre phrase Mac-Mahon à Sébastopol durant la guerre de Crimée qui connaît des soubresauts actuellement ; par cette réplique cinglante : J’y suis, j’y reste !



Anis Al Fayda

mercredi 19 février 2014

Olympiades mouvementées







Ah les jeux olympiques, trêve des dieux de l’Olympe durant laquelle les querelles, les guerres sont mises de côté, et où ne doit plus régner que le bon esprit compétitif…tu parles !

Plus que jamais, et quoi qu’on en dise, le sport revêt un caractère éminemment politique. On le voit actuellement, avec les tensions autour des jeux olympiques de Sotchi en Russie.

En effet, ces jeux olympiques sont sous le feu des médias depuis plusieurs mois, et surtout depuis que Vladimir Poutine, a adopté des mesures visant à lutter non pas contre les homosexuels en tant que tels, mais contre la propagande homosexuelle. Mais les médias occidentaux n’en ont cure, et font passer cela pour de la persécution des homosexuels, dans la grande lignée des pogroms de la fin du XIXème siècle de la Russie tsariste.

Cette entreprise de désinformation sur la Russie est menée par des organisations dites non gouvernementales, certains groupuscules ne représentant rien d’autre si ce n’est eux-mêmes, mais qui prétendent imposer leur manière de voir au monde entier.

Ce n’est pas la première fois que des évènements sportifs sont rejoints malgré eux ou pas, par des conjonctures politiques, diplomatiques.

Ainsi, la politique et le sport furent souvent mêlées, et les exemples ne manquent pas : les jeux olympiques de Berlin en 1936, vitrine du régime national-socialiste, mais aussi le boycott des Jeux olympiques de Moscou en 1980 par le bloc de l’ouest, après son invasion de l’Afghanistan en 1979. Le bloc de l’est décidant de lui rendre la pareille et boycotta les jeux olympiques de Los Angeles en 1984. Citons aussi le boycott sportif de l’Afrique du Sud de l’Apartheid, qui fut largement suivie dans le monde, jusqu’à la fin du régime discriminatoire sud-africain.

On a encore en souvenir l’idée du boycott des jeux olympiques de Pékin en 2008 à propos de la question du Tibet, le cortège mouvementé de la flamme olympique, son passage à Paris qui reste dans les annales.
Tous ces boycotts eurent ses partisans et ses détracteurs, mais bénéficièrent d’une certaine compréhension dans les médias dominants en Occident.

Mais plus récemment, le boycott des sportifs israéliens par des pays musulmans lui ne bénéficie pas du tout de la même mansuétude, et est vivement critiqué. Que des sportifs palestiniens ne puissent pas quitter leur pays pour aller concourir ne semble pas déranger outre mesure ces mêmes médias de masse, mais incontestablement, l’idée d’un boycott sportif d’Israël lui pose problème à nos brocanteurs du consentement droit-de-l’hommiste.

Il y aurait donc un boycott démocratique, mélioratif, positif, et de l’autre un boycott malvenu, disproportionné, qui trahirait l’esprit sportif ?

On ne voit pas pourquoi dès lors on devrait tancer la tenue d’olympiades en Chine, en Russie, ou même de la coupe du monde 2022 au Qatar.

Plus que, jamais le sport demeure lié à la politique, à l’image qu’un pays veut donner, et avec le côté spectacle qui grandit, cela ne va pas aller en s’arrangeant.

Que l’on cesse le deux poids, deux mesures insupportable, qui donnerait le droit au seul monde dit libre, le droit au panem et circences qui lui reviendrait de droit, qui lui donnerait un usufruit du divertissement, qui serait mû par le seul esprit sportif, et à l’axe du mal, le monopole du sport à des fins de propagande.


Anis Al Fayda


jeudi 13 février 2014

Taxis et praxis









Un de nos personnages typiques, mais aussi atypiques de notre belle capitale est menacé de faillite : le chauffeur de taxi parisien !

Affable, sociable, confesseur pour certains, malpoli, rustre, bougon pour d’autres, le chauffeur de taxi parisien est menacé par la concurrence déloyale, d’un phénomène apparu il y a quelques temps, le Véhicule de Tourisme avec Chauffeur, ou VTC pour les intimes.

VTC ? What the f... diront certains. Ces derniers sont accusés par les taxis de faire dans la concurrence déloyale, d’être des start-up du taxi en quelque sorte.

En effet, après une première journée de grève, les taxis sont désormais en grève depuis lundi, et ont réussi à bloquer la circulation dans Paris. Les chauffeurs de taxi doivent débourser en moyenne 240.000 euros pour leurs licences de taxis, alors que les chauffeurs de VTC n’ont que 100 euros à débourser. Un budget de noblesse de robe, contre un budget de métayer, la différence est bigrement grande.

Jusqu’à présent, les autorités faisaient la sourde oreille, car qui se soucie des taxis, hormis les concernés, pas grand monde. Tireurs de pousse-pousse, cochers de diligence et de fiacre, et chauffeurs de taxis, autant de témoins du temps qui passe.

L’âge d’or des taxis semble bien loin, celui où ils étaient partie intégrante de l’histoire de France. Les taxis de la Marne ne sont plus en effet qu’un lointain souvenir.

Mais voici que le gouvernement a décidé de geler les immatriculations de VTC, jusqu’à la fin de la médiation.

Pour une fois qu’il fait preuve de lucidité, et tente de calmer les tensions.

Bon allez, c’est pas tout ça, mais faut que je file. Hep taxi !



Anis Al Fayda

jeudi 30 janvier 2014

Un pouvoir à la dérive












Décidément il n’est pas une semaine, sans que le radeau socialiste médusé n'aille de surprise en découverte, ne chavire, ni ne fasse état de son degré d’incapacité, tout en montrant son visage répressif.

Dimanche dernier a eu lieu la manifestation organisée par le collectif « Jour de colère », appelant tous ceux qui ne supportaient plus l’incurie socialiste sur le plan économique et social, ni les mensonges médiatiques, et encore moins la propagande visant à tailler en pièces la structure familiale.

Ainsi, dans cette manifestation, on pouvait voir pêle-mêle des royalistes, des catholiques, des musulmans, de simples citoyens et badauds. La France Black-Blanc-Beur contre le socialisme, le libertarisme néfaste, le capitalisme effréné, le rouleau-compresseur mondialiste, c’est pas beau ça ? Mais non, pour les médias c’est clair et net : ce sont tous des fachos ! Pas une personne en dreadlocks, pas un abruti pour montrer son postérieur et prouver ainsi que c’est un rebelle dans l’âme ; bon il pleuvait certes mais quand même ; pas un joint dans la bouche de l’un des manifestants, ni de vendeurs ambulants de sandwichs merguez-frites ketchup-mayo, et des canettes de bières, et surtout des journalistes qui ont eu peur pour leurs matricules… Plus de doute, la bête immonde est de retour, bouh ! Et puis, la manif c’est un truc de gauche c’est bien connu. Sauf que là, ce que certains appelaient le pays réel, réveillé à la faveur de l’opposition au « Mariage pour tous » l’an dernier n’a pas dit son dernier mot et a tenu à le faire savoir. Ce réveil, le pouvoir socialiste plus répressif que jamais le sait très bien et n’y peut rien, d’où la haine et la propagande plus que grossière de l’Establishment putride.

Cette semaine a eu lieu un évènement qui fit vaciller l’école de Ferry-Tonkin, à savoir la Journée de retrait de l’école mardi dernier, pour protester contre l’enseignement de la théorie du genre à l’école. Le ministre Vincent Peillon, bâtisseur sincère de la cabine du Petit Couchant, est monté au créneau, protestant de toute sa force contre ce « fascisme parental », ce « carcan familial », ou que sais-je encore, la novlangue socialiste ne manque pas d’ingéniosité en matière verbale, et saura nous dégoter une trouvaille lexicale dont elle seule a le secret.

Vincent Peillon enjoint les chefs d’établissements de convoquer les parents d’élèves ayant osé se soustraire ne serait-ce qu’une journée à cette école qui marche sur la tête, fille naturelle de l’école de Ferry-Tonkin, et prétend à qui veut l’entendre que l’école ne saurait enseigner la théorie du genre, mais a pour mission d’enseigner l’égalité garçons-filles, en comptant le nombres d’heures passés par les uns et les autres devant les dînettes, poupées, avec un ballon de foot, ou des soldats de bois dans les mains. La sénatrice socialiste Laurence Rossignol pour sa part prétend qu’elle n’aurait jamais dit que les enfants n’appartiennent pas à leurs parents. Le pouvoir socialiste aurait-il peur de ses convictions, et souhaite t-il garder un visage masqué face à la vigilance croissante, devant la prise de conscience grandissante des familles de France et de Navarre ?

Le député socialiste Christian Assaf lui va plus loin, puisqu’il souhaite carrément poursuivre pénalement les parents ayant retiré leurs enfants lors de cette journée, et arguant du fait que le temps triangle rose était terminé. Voudrait-il instituer un triangle bleu ? Bleu comme les couleurs de la Manif pour tous ? Bah ça alors, et le gauchisme judiciaire, où est-il passé ? Serait-il réservé uniquement aux seuls délinquants multirécidivistes ? 

Ce pouvoir voudrait-il passer au stade supérieur, l’intimidation, la persécution, la mise au ban de toute une partie de la France, dont l’anthropologie refait surface, et ose de plus en plus sortir de sa tanière enracinée, et pointe son museau chaleureux face à une idéologie dominante glaciale et paralysante?

Plus que jamais, la vigilance reste de mise en matière d’éducation, face à cette théorie de déconstruction grammaticale, historique, et maintenant biologique, qui fait sombrer l’école chaque jour un peu plus dans les méandres du néant mondialiste.

A part ça, il paraît que Nicolas Sarkozy va revenir ! Sa politique économique n’est en rien différente de celle de son prédécesseur, mais c’est pas grave, nous sommes donc sauvés ! Youpi !


Ceci dit, même lui ne passait pas les familles françaises au kärcher, contrairement aux gauchistes. Comme quoi, ces derniers osent tout, et c’est même à cela qu’on les reconnaît.



Anis Al Fayda

lundi 20 janvier 2014

Guerre des planches







Nous avons assisté récemment en France à un battage médiatique hallucinant autour du spectacle de Dieudonné, intitulé Le Mur.

Les autorités françaises, Manuel Valls en tête ont réussi une prouesse inédite en France, à savoir l’interdiction du dit spectacle, en ayant recours au Conseil d’Etat, soit la plus haute juridiction française ce qui est tout de même incroyable.

Ce spectacle constituait un grave trouble à l’ordre public et était ponctué d’insultes antisémites, d’atteintes à la dignité humaine d’après le gouvernement et des associations comme la Licra.

Où était cette pudibonderie lorsque Charlie Hebdo traînait dans la boue les musulmans, lorsque la pièce Golgota Picnic insultait copieusement les chrétiens, ou même lorsque les Femens profanent des églises ?

Le gouvernement ne semble pourtant pas décidé à en rester là, puisque Manuel Valls poursuit Dieudonné pour des injures dans une vidéo. Dieudonné tourne en dérision Manuel Valls, et François Hollande dans ses sketches, et dans ses vidéos, mais cela ne semble pas plaire ni au ministre de l’intérieur, ni à l’Establishment journalistique et intellectuel germanopratin. Se moquer du pouvoir, de l’autorité, n’est-ce pas là une valeur consubstantiellement de gauche ? Il faut choquer le bourgeois bon sang ! On croyait qu’il était interdit d’interdire ? Bah ça alors ? Il faut être libertaire, mais pas lorsque l’on en fait soi-même les frais alors ? Dès lors qui en a le droit ? Bizarre tout cela… enfin si, c’est l’hypocrisie gauchiste.

Dieudonné serait à blâmer au motif qu’il aurait de nombreuses amendes impayées. Où sont les bonnes âmes prêtes à soutenir l’artiste persécuté ? Où est passé le soutien envers l’artiste croulant sous les injonctions fiscales ? Le même soutien du milieu parisianiste qui avait apporté son soutien à Françoise Sagan, pour que son ardoise fiscale soit effacée. Deux poids, deux mesures encore une fois.

Philippe Tesson qui pousse l’outrecuidance ignominieuse jusqu’à clamer haut et fort sur les ondes, que la mort de Dieudonné par exécution le réjouirait profondément. Lui qui était aux avants postes de la liberté d’expression lors de la publication des caricatures immondes sur le prophète Muhammad (pbsl), où est donc passé cet allant ? Se serait-il évaporé ? Appeler publiquement à la mort d'un artiste! On se croirait en Corée du Nord ou en Birmanie! Et encore, même ces pays n'osent plus trop faire cela, car c'est trop classique.

Le gouvernement tente de se réfugier derrière un paravent pour masquer ses multiples échecs, mais ça ne prend pas. Le paravent dont ils ont tenté de se servir est troué. On peut y voir toute l’hypocrisie de gauche, qui parle de liberté d’expression quand cela l’arrange. C’est une polémique que n’aurait certes pas renié un Victor Hugo et sa bataille d’Hernani. Il est amusant de voir tous ces démocrates qui se réclament des idéaux de 1789, qui se gaussent de leur capacité de rire de tout, mais qui pourtant ne se gênent pas pour repasser les vieux habits de l’Ancien Régime qu’ils exècrent tant, et qui sont bien trop grands pour eux, tandis qu’eux n’ont que la petitesse du ridicule, dans cette valse judiciaire, cette minable bouffonnerie gouvernementale.


Manuel Valls tente de faire passer cette valse judiciaire pour une valse de Vienne, mais ce n'est même pas du twist, à peine du breakdance, et pas même de la tecktonik. Cette victoire judiciaire est pour lui une victoire à la Pyrrhus, mais qui aura su toutefois faire bouger la tectonique des plaques libertaires.


Anis Al Fayda