mardi 31 mars 2015

L'union sacrée ça se crée




Nous sommes en l’an de crasse 2015.

Nous avons préféré attendre quelques temps avant d’apporter notre contribution devant cette tornade médiatique sans précédent consécutive aux tragiques attentats du 7 janvier dernier, même si l’odeur fétide de l’hypocrisie plane toujours et vient titiller nos narines.

Talleyrand disait : « Agitez le peuple avant de s’en servir. » Cette phrase convient à la situation. L’espace d’une semaine, et surtout de cette fameuse journée du 11 janvier, Paris est redevenue la capitale du monde libre, le porte-étendard de la lutte pour la tolérance, la liberté d’expression, les Lumières.

Tout le monde se sent républicain, patriote, Français, comme c’est beau. Tout ça dans un mécanisme, une spontanéité que n’aurait pas renié un Gustave le Bon ni un Edward Bernays.

La maréchaussée habituellement l’objet de tant de critiques et de moqueries fait désormais l’unanimité. Aux orties des slogans tels que « CRS SS ! », désormais c’est « J’ai le GIGN dans mes gènes ! », ou bien encore « Le RAID, on est raides dingues de vous ! »

Une fois l’émotion, l’hystérie médiatique et collective, on peut maintenant essayer de prendre de la distance et dégager une analyse. Tordons immédiatement le cou à un mensonge : le défunt Charb n’est pas l’auteur de la phrase fameuse : Mieux vaut mourir debout que de vivre à genoux. En effet, cette phrase est d’Emiliano Zapata (1879-1919), révolutionnaire mexicain. De plus, posons la question à ceux qui s’estiment dépositaires de l’esprit Charlie. Ces derniers prétendent se maintenir debout face à qui ? Face à des musulmans qui sont d’ores et déjà à genoux ? Quel courage !
La patrie est en danger. Du salace, toujours du salace et encore du salace et le peuple sera berné. Ce fut surtout la Nation rassemblée contre ses musulmans. La liberté guidant le peuple version street art très cheap.

Tout le monde se bouscule au portillon des médias pour se répandre en anecdotes savoureuses à raconter sur Charlie Hebdo et son esprit anar à raconter. Parmi lesquelles Jeanette Bougrab compagne de Charb, qui charbonne pour nous faire croire à son idylle intellectuelle, à sa romance mielleuse.
Après la prise d’otages à l’hyper-casher de la porte de Vincennes du 9 janvier dernier, Benjamin Nethanyahou qui ne perd pas l’est, en profite pour encourager Français juifs à quitter la France pour Israël.
Avec un tel plébiscite mondial, la France peut continuer à bombarder l’Irak, voire même les Lieux Saints de l’Islam, nous ne pourrions lui en tenir rigueur, car c’est sans doute le prix à payer pour accéder enfin aux Lumières que nous semblons si rétifs à accepter. On veut forcer les musulmans à adhérer à une certaine vision du sacré, au fond à une fin du sacré.

Nicolas Sarkozy a eu son débat sur identité nationale, Manuel Valls a lui désormais son unité nationale face au terrorisme. François Hollande ersatz de Raymond Poincaré, Manuel Valls pâle copie de René Viviani. C’est l’Union Sacrée contre… contre quoi au juste ? Le terrorisme, c'est-à-dire ceux que l’Occident a soutenu encore tout récemment en Libye et en Syrie et qui sont désormais voués aux gémonies ? C’est complètement ubuesque, Alfred Jarry n’aurait pu y exceller avec autant d’aisance, l’Occident continue de déverser ses jarres d’hypocrisie sur la face du monde musulman.
Incohérence ? Que nenni, c’est la France. Boniments ? Et oui c’est ça l’Occident.

Ces attentats sont certes effroyables, mais nous ne sommes pas Charlie car s’en prendre aux musulmans est tout sauf un acte de courage, les musulmans sont une cible extrêmement facile, n’ont pas de moyens de répondre et ne représentent, ni ne détiennent aucun pouvoir. Faire régulièrement des dessins plus que provocants envers une frange de la population française plutôt pauvre et déjà stigmatisée est tout sauf un acte de bravoure auquel nous ne goûtons pas. Nous n’avons pas à montrer, à prouver que l’on est contre la violence aveugle, car les musulmans sont les premières et principales victimes du terrorisme, en Irak, Syrie, Algérie, Lybie, Afghanistan.

Les musulmans mieux que quiconque savent ce que la mort brutale, barbare et aveugle signifie. Nous n’avons pas à condamner quelque chose dont nous ne sommes pas responsables, personne ne souhaite la mort d’autrui quand bien même ce journal n’était certes pas porté dans le cœur des musulmans. Le fait de se poser la question si des musulmans condamnent ou non ces actes est en soi un soupçon insupportable.

L’hystérie contre les musulmans mis à l’index a atteint des sommets, ces derniers sont sommés encore et toujours montrer la pa-patte blanche. Nous disons au scribouillard Yann Moixde bien vouloir garder son paternalisme pour lui et d’aller jubiler tout seul vers son ciel si ça l’amuse, car nous avons d’autres chats à fouetter. Au moment de l’attaque par la marine israélienne contre la flotille turque en 2010 qui tentait de rompre le blocus de Gaza, il était monté fortement au créneau pour défendre la position israélienne. On pourrait lui retourner l’injonction et l’exhorter à se désolidariser de la violence israélienne.

On assiste donc bel et bien au choc de deux cultures, de deux conceptions de l’humour, de la vie. Les musulmans en tout cas, quelle que soit leur sensibilité ne sauraient se résoudre à rire sur commande.

L’apothéose fut atteinte avec le tirage record pour Charlie Hebdo. Va-t-on vérifier dans chaque maison de France et de Navarre si chacun a son exemplaire de Charlie Hebdo ? Faut-il même le lire aux toilettes pour être bien Français ? Ira-t-on en prison si ce devoir de citoyen consciencieux n’est pas accompli ?

L’Occident aime à taper sur islam, bête sauvage sur laquelle il est de bon ton de s’acharner en plantant ses crocs démocrates dans la chair ensanglantée, telle une bête du Gévaudan médiatique, une bête aux griffes limés et enchaînée toutefois, car c’est plus facile. Mais oui les musulmans ont le droit à ce qu’on leur fiche la paix, de ne toujours pas apprécier Charlie Hebdo, et à être persan, pas d’apparence mais au moins d’esprit au pays de Montesquieu.

Il ne faut certes pas sous-estimer le besoin d’unité dans une société éclatée, atomisée où sous couvert de la défense des droits individuels, c’est la cohésion nationale qui en pâtit. Un tel dessein doit pouvoir reposer sur des réflexions s’inscrivant dans le long-terme et non basé sur une fièvre collective et momentanée aux contours politiques douteux. Que restera-t-il de cette éruption sentimentale et émotive à laquelle nous as habituée cette société du spectacle ? Rien. Si ce n’est toujours plus d’incompréhension et de navigation en eaux troubles et glacées…jusqu’à ce qu’un iceberg ne se décide à montrer son museau gelé.

On se sert de l’émotion pour créer un consensus politique et idéologique qui s’est déjà fissuré depuis.
Le comble est que l’on assiste déjà chez l’équipe de Charlie Hebdo, à du rififi autour du magot abject fait sur les cadavres. Ah c’est beau l’esprit Charlie. C’était juste de l’esbroufe ? Assurément.
Au passage, votre humble serviteur fuyait dimanche 11 janvier son devoir républicain, et plutôt que d’aller user ses guêtres de démocrate, de battre le pavé de la tolérance, il préféra entamer la lecture de Michel Strogoff de Jules Verne, dont le périple long, objet de mille et un dangers doit servir d’inspiration pour la future vie des Français musulmans, plus généralement en Occident qui sera soumise à de terribles pressions.

Un enfant de 8 ans à Nice fut convoqué au commissariat pour apologie du terrorisme. Où sont nos bonnes âmes de gauche, qui sacralisent l’enfant ? Que ne disent-elles mot contre un tel excès, un tel délire, une telle infamie ? La paranoïa sécuritaire déréglerait-elle la boussole de la gauche ? Oui, visiblement.

La répression sur Internet pointe son museau à l’horizon toujours dans le but de lutter contre « la haine », sans trop définir ce que c’est.

Parmi les annonces tonitruantes, les autorités françaises veulent créer une nouvelle instance pour représenter les musulmans, après avoir constaté que le fantoche CFCM n’était pas du tout représentatif. C’est ce qui s’appelle avoir les yeux en face des trous. Il faut libérer les musulmans de toute tutelle étrangère, mais cela passe par ne plus faire venir des imams de l’étranger, pratique qui semble avoir encore de beaux jours devant elle. Par contre, qui va libérer cette instance de la tutelle de l’État ? N’est-ce pas là une atteinte à la laïcité ? Ne sont-ce pas là les autorités françaises qui mélangent allègrement le religieux et le politique ?

Les autres partis de l’opposition montent au créneau, notamment l’UMP et le FN qui cherchent à accroître la pression laïcarde, comme si celle-ci n’était pas déjà assez forte.
En tout cas, il a suffi d’un clip des Enfoirés pour faire voler en éclats cette unité. Ils ne pouvaient pas faire une chanson sur les islamistes comme tout le monde ? Ah les enfoirés !

L’attentat au musée du Bardo de Tunis a lui révélé le paternalisme insupportable de certains qui exhortent les Français à aller passer leurs vacances là-bas pour soutenir l’économie tunisienne, car c’est bien connu les pays arabes ont besoin de la commisération occidentale en manque d’exotisme pour survivre c’est bien connu. Cela montre que comme beaucoup d’autres pays arabes misant trop sur le secteur touristique très dépendant de la demande occidentale, la Tunisie ne peut laisser son économie reposer sur ce secteur.

Pendant ce temps, les armées occidentales continuent de bombarder l’Irak pour tenter de mettre fin au chaos qu’elles ont-elles-mêmes instauré. L’atmosphère devient de plus en plus pénible et tendue en France. On serait tenté d’imiter Franck Ribéry qui est en passe de demander la nationalité allemande.
Nous le proclamons dans la langue de Goethe : Ich bin nicht Charlie !

Et si Nathalie Saint-Cricq souhaite nous repérer et nous traiter comme de vulgaires cas psychiatriques, alors en m’inspirant du capitaine Haddock, qu’elle vienne un peu pour voir et je lui dirai volontiers ma façon de penser : que le Grand Cric me croque si jamais je baisse mon froc !


Anis Al Fayda


lundi 5 janvier 2015

Déferlante migratoire











La mer méditerranée carrefour de grandes civilisations est désormais le carrefour de la détresse humaine, de l’ignominie de certains.

En effet, la période des fêtes de fin d’année s’est vue assombrir par les flots de la détresse humaine qui touche la rive sud de la Mare nostrum.

Jusqu’à présent, les migrants venant d’Afrique du Nord, d’Afrique noire ou du Moyen-Orient, tentaient désespérément de gagner la rive nord de la méditerranée sur des embarcations de fortune, faisant ainsi le bonheur d’une véritable mafia, de réseaux de passeurs bien organisés. Désormais, un cap est franchi puisqu’il ne s’agit plus de simples embarcations de fortunes, mais c’est par cargos entiers, dans de vrais navires que ces malheureux tentent désespérément de gagner une Europe fantasmée, eldorado chimérique.

L’Union européenne a jusqu’à présent montré son échec quant à une politique efficace en matière de coopération avec les pays d’origine, car en effet et disons-le tout net, l’immigration massive, incontrôlée n’est une chance ni pour le pays d’origine, ni pour le pays d’accueil. L’immigration serait-elle la seule voie de salut pour les peuples d’Afrique et du Moyen-Orient ? Ces peuples seraient-ils condamnés à risquer leurs vies pour tenter de gagner une misérable pitance ailleurs ?

Bien évidemment que ce phénomène inscrit sur la longue durée inquiète les peuples d’Europe qui peuvent avoir le sentiment d’être submergés. Mais c’est aux élites occidentales que l’on se doit d’adresser quelques griefs bien mérités. En effet, une proportion non négligeable de réfugiés viennent désormais de Libye, mais aussi et surtout massivement de Syrie. Or, après avoir appelé à la déstabilisation par le feu et le sang de ce pays, dont il ne s’agit pas ici de défendre le régime officiel dont les tares et les turpitudes sont d’ores et déjà connus mais qui existent dans tous les pays arabes (Corruption, népotisme, gabegie, absence de perspective…), comment s’étonner que des pans entiers de la population syrienne mais aussi d’autres peuplades ne tentent pas par tous les moyens de venir en Europe ?

Quant aux Européens qui sont de plus en plus circonspects, sceptiques, voire angoissés face à cette déferlante migratoire, ils ne subissent ici ce que ce continent a fait subir aux quatre coins du monde depuis le XVIème siècle. En effet, les Européens du XVIème au XXème siècle se sont répandus aux Amériques, en Océanie, en Asie et en Afrique. Le Grand Remplacement dont parle certains a déjà été mis à l’œuvre entre autres dans ces contrées, fut à deux doigts de réussir en Algérie, et est actuellement à l’œuvre en Palestine. L’émigration massive d’Europe vers les États-Unis ne présente-t-elle pas les mêmes caractéristiques que le phénomène migratoire actuel ? Des navires qui viennent charrier par centaines de milliers des hommes, des femmes et des enfants, fuyant la misère pour trouver leur bonheur ailleurs, au prix de mille et un dangers ?

Aujourd’hui l’Occident à force de déstabiliser d’autres pays, ne fait que se prendre le boomerang en pleine figure.

Nous ne disons pas ici que l’Occident n’a que ce qu’il mérite, mais il s’agit d’analyser des phénomènes sur le très long terme.

Quant à savoir si un jour les élites occidentales seront capables de renoncer à leur droit imprescriptible à intervenir dans les affaires d’autres peuples, sans se plaindre des conséquences, autant faire apprécier le steak tartare à un végétarien.



Anis Al Fayda

dimanche 28 décembre 2014

America is Back





Le pays de l’Oncle Sam nous réserve bien des surprises. On nous présente habituellement les États-Unis comme un pays où le libéralisme économique règne en maître, où l’interventionnisme étatique est inexistant et aussi palpable que les melons sur les rives de la mer de Barents. 

Pourtant en l’espace de six mois, les autorités américaines nous ont prouvé qu’elles étaient capables de hausser fortement le ton lorsqu’il s’agissait de faire respecter sa législation pour mieux défendre ses intérêts.

En effet, ce lundi 22 décembre, le groupe industriel français Alstom a été reconnu coupable de corruption dans plusieurs pays (Égypte, Taïwan, Arabie Saoudite, Bahamas) et condamné à verser 772,29 millions de dollars, soit 630 millions d’euros dans le cadre de la loi américaine sur les pratiques de corruption à l’étranger (FCPA). Tout ceci est à remettre dans le contexte du rachat du pôle énergie du groupe français par le groupe américain General Electrics, mais cette amende devra être réglée au préalable par le groupe français.

En juillet dernier, c’était la banque BNP Paribas qui avait été condamnée à une amende de 80 millions de dollars, soit 59 millions d’euros, ceci pour avoir osé violer l’embargo américain à l’encontre du Soudan, de l’Iran et de Cuba. Un crime de lèse-majesté envers le monde dit libre en somme. Tout ça alors que l’embargo à l’encontre de Cuba s’apprête à être levé, c’est bien dommage.
Bien entendu aucun groupe américain lui ne saurait être soumis au même traitement.

On aimerait que le gouvernement français en fasse de même et fasse condamner Hewlett Packard qui avait délocalisé et supprimé des emplois en France en 2008, tout en ayant bénéficié de subventions. Le gouvernement français de Sarko l’américain d’alors aurait-il eu le courage de prendre une telle décision ? Laissez-nous rire à gorge déployée.

Le gouvernement français UMPS ferait mieux de défendre intérêts de la France, plutôt que donner des conseils aux Français en matière de sujets à aborder ou pas dans les chaumières de France et de Navarre en cette période de fêtes de fin d’année. Craint-il que toutes les discussions finissent comme le suggère la célèbre caricature de l’Affaire Dreyfus, c'est-à-dire en pugilat ? On ne peut même plus s’engueuler chaleureusement à table en famille dans ce pays ? Fichtre alors !

Avec en outre les représailles prises à l’encontre de la Corée du Nord, qui se traduisit par une gigantesque coupure d’Internet, en raison de l’attaque informatique subie par Sony, consécutive à la sortie du film produit par les mêmes studios mettant en scène l’assassinat du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, film au sujet très original au passage, puisqu’il s’agit de l’assassinat d’un dirigeant certes pas grand philanthrope mais honni des États-Unis, la Maison Blanche sait hausser le ton quand il le faut, malgré les signes incontestables de déclin.

Il n’y a pas de doute : America is bel et bien back.



Anis Al Fayda

mercredi 10 décembre 2014

Torture à moitié avouée, à moitié pardonnée?






Un rapport du Sénat américain paru ce mardi 9 décembre, révèle et critique avec verve les méthodes de torture employées par la C.I.A, dans le contexte de la dite « guerre contre le terrorisme », déclenchée après les attentats du 11 septembre 2001, espèce de guerre sans fin, similaire à l’histoire sans fin avec Georges W. Bush dans le rôle de Bastien Balthazar Bux.

Qu’apprends-t-on dans ce rapport ? Bien des choses que divers O.N.G et autres services avaient déjà pointé du doigt, à savoir l’usage à grande échelle de la torture sur les détenus de Guantanamo, déshumanisés car « islamistes » donc ennemis du monde dit libre, donc sortis de l’humanité et indignes de la moindre considération. 

Parmi les techniques de torture, celle du « waterboarding » qui revient à torturer par l’eau le suspect, provoquer une sensation d’étouffement par l’eau. Les islamistes venant souvent de Bougnoulie, terre de désert et où l’eau est rare, les services américains dans un souci altruiste ont sans doute voulu leur apporter les joies de la cure nautique, leur faire découvrir le plaisir de barboter eux qui n’ont sans doute pas l’occasion de le faire. Et quand on aime, on ne compte pas.

Mais allons droit à l’essentiel : verra-t-on un jour les responsables de tels agissements traduits devant des tribunaux internationaux et répondre de leurs crimes ? Certes pas, ils sont américains, donc les symboles du monde libre, donc intouchables. La torture en terre démocratique n’est absolument pas comparable avec la torture en terre islamiste dictatoriale enfin ! Naïfs que nous sommes. De plus, au cours de leur meurtrière histoire, les autorités américaines n’ont jamais permis que leurs responsables répondent de leurs actes, malgré les innombrables crimes et atrocités dont ils ont saupoudré le monde, au gré de leur escapades et aventures guerrières (Hiroshima et Nagasaki, Vietnam, Irak, Afghanistan, Amérique Latine…).

Tout ceci nous montre bien que plus que jamais, les rapports internationaux sont basés sur des rapports de force, et que malgré les bons sentiments sur lesquels reposent les réflexes de notre époque, cela ne saurait que trop nous rappeler que seule la loi du plus fort compte, puisque malgré la publication de ce rapport, les auteurs de ces agissements ayant agi avec l’aval des plus hautes autorités yankees peuvent tout bonnement s’essuyer leurs postérieurs libéraux avec ce qui n’est rien de moins qu’un torchon naïf et dangereusement compatissant, qui risque de mettre en péril la sécurité des États-Unis qui à leurs yeux n’a pas de prix.

Barack Obama s’est fendu d’une déclaration où il disait en substance que l’image des États-Unis risque d’être fortement dégradée… Sans blague ! Pas autant que la vie de ces pauvres bougres islamistes passés par la centrifugeuse yankee qui n’a en plus rien apporté pour mettre fin à cette guerre sans fin contre le terrorisme où tout le monde peut être suspect.

Mais les  États-Unis étant une démocratie, ce pays sait reconnaître ses erreurs, et comme on dit, faute avouée, faute à moitié pardonnée, pas vrai ?

Nous comptons désormais sur Hollywood pour nous concocter un film avec un happy end où le héros après avoir courageusement montré son sens de la justice, et sonder sa conscience humaniste pourrait rentrer dans son home sweet home et goûter un repos bien mérité. On peut voir le film Détention secrète avec Reese Witherspoon et Jake Gyllenhaal qui traite déjà de la question.

Pendant ce temps, la terre d’islam continue d’être foulée par la botte impérialiste occidentale avec la complicité de gouvernements dits musulmans, le sang des peuples musulmans continue de couler abondamment à Hollywood et en vrai…jusqu’à la prochaine révélation…qui n’en est pas vraiment.


Anis Al Fayda




   

mardi 9 décembre 2014

Tout ça pour une crèche...









En république de France, les polémiques à trois francs six sous ne manquent pas. 

La dernière en date, celle concernant l’installation de crèches dans divers bâtiments de l’administration, au conseil général de Vendée, dans la Mairie de Béziers. Les défenseurs de la désormais sacro-sainte laïcité n’attendaient que cela pour monter au créneau. Que nos laïcards ne respectent absolument pas les coutumes françaises, pays historiquement catholique cela nous le savions d’ores et déjà, mais qu’ils fassent preuve d’un tel zèle qui ferait pâlir d’envie n’importe quel « fanatique religieux », qu’ils fustigent tant...ils ne connaissent plus de limites.

Les Français musulmans seraient tentés de pousser un ouf de soulagement, car pour une fois que le thème de la laïcité défraie la chronique dans les médias sans que cela ne concerne l’islam, l’on se dit que ces derniers pourraient respirer un bon coup dans ce vent glacial qui enveloppe Paris au crépuscule de l’automne. 

C’était sans compter sur l’étonnante, mais désormais hystérie, monomanie sur l’islam de messieurs Zemmour, Villiers, Ravier, Ménard et consorts. Ces derniers en effet ne sont pas privés de pousser des cris d’orfraie, de monter sur leurs grands chevaux, plutôt leurs poneys républicains, jurent leurs grands dieux qu’ils ne font là que perpétuer des traditions bien ancrés dans l’esprit des Français, et qu’ils se placent dans une volonté de reconquête de l’espace public face à un islam conquérant. As-t-on jamais vu un musulman ou une association musulmane dans ce pays se plaindre, ou fustiger la volonté de la population française de vouloir se réapproprier la dite neutralité de l’espace public ? Neutralité soi dite en passant submergée par l’espace publicitaire et mercantile, surtout en cette période d’achats rituels de fin d’année, ce à quoi hélas est réduite l’esprit de Noël.

Non contents de s’arrêter en si bon chemin, ces tenants de la droite conservatrice et amoureuse de la France authentique, voient dans les crèches un moyen de lutter contre l’islam conquérant, Zemmour parlant lui-même de vouloir endiguer les Sarrasins qui submergeraient la Provence comme au Xème siècle. Ces derniers veulent en outre réserver et monopoliser le potentiel de la lutte laïcarde uniquement à l’adresse des musulmans.

Sachez messire Zemmour, qu’en ces temps médiévaux et qu’au vu de votre plastique et mélanine toute méridionale ; ceci est juste un constat ; il n’aurait pas été dit que les combattants de la Chrétienté ne vous aurait pas rangé du côté des Sarrasins.

Ces messieurs prétendent vouloir lutter contre l’hystérie d’une certaine gauche, dont les musulmans sont aussi les victimes collatérales, depuis l’affaire du voile de Creil en 1989.

Nous souhaiterions poser quelques questions à ces messieurs qui ont le vent en poupe :
Sont-ce les musulmans qui ont inventé la laïcité ? Sont-ce les musulmans qui empêchent les chrétiens de renouer avec leur foi dans ce pays ? Sont-ce les musulmans qui sont à l’origine du large déclin de la religion en France ? Sont-ce les musulmans qui sont derrière le fait que Noël soit devenu une fête commerciale et non plus religieuse ? Les musulmans ne sont-ils pas eux-mêmes l’objet de toutes les passions, dès qu’il s’agit de la laïcité ?

Tous ces opposants de pacotille, ces chantres et apôtres du choc de civilisations, ces Cassandre de bas-étage doivent être démasqués et tenus pour ce qu’ils sont, c'est-à-dire des lâches qui se cachent derrière une certaine volonté d’abattre le politiquement correct, pour mieux s’attaquer contre un adversaire qui n’en est pas : les musulmans. Des êtres couards et pusillanimes qui veulent se payer un courage médiatique à peu de frais.

Une dernière chose : que ces messieurs regardent un peu plus attentivement les vêtements des personnages représentés dans ces mêmes crèches. Ils découvriront sans doute avec stupéfaction qu’ils n’ont certes pas des accoutrements de Scandinaves, ni de Pictes et encore moins de Teutons.


Anis Al Fayda


lundi 26 mai 2014

Abécédaire Galets dans la boue








Abécédaire

Galets dans la boue




Ce livre est né d’une volonté simple, mais non moins déterminée et complexe: la nécessité de tenter d’endiguer la désinformation sur l’islam, la vie des Français musulmans telle qu’elle est souvent présentée dans les médias de masse.

Si vous aussi en avez assez d’entendre des mots tels que musulman modéré, Islamiste, Jihâd, Orientalisme, Salafisme, Takfirisme, sans trop saisir la portée et le sens de ces termes divers, alors ce livre se veut être un éclairage, s’attache à expliquer ce que recouvrent ces termes et comment ils ont été galvaudés dans une ère de désinformation massive, par le biais du canal de la novlangue omniprésente.

La problématique du livre est de montrer comment en se réappropriant les saines valeurs culturelles arabo-musulmanes, l’on peut être naturellement attiré par la culture française authentique, pour échapper ainsi à l’inculture de masse.

Cet abécédaire ne traite pas uniquement de la thématique de la place des musulmans en France, mais il recouvre également d’autres domaines, tels que l’histoire, la politique, l’économie, la culture, la littérature ou le cinéma. Ce livre se veut en effet être un livre anticonformiste face à aux mensonges, aux contre-vérités, aux manipulations dans ces différents domaines, aux chefs-d’œuvre culturels qui n’en sont pas promus par l’idéologie dominante et aussi un remède face à l’inculture et la flagornerie, tout cela non sans une pointe d’humour, mélangé à un soupçon d’ironie en ces temps de puritanisme médiatique. En effet, si l’on dit de l’humour qu’il est la politesse du désespoir, l’ironie est celle du pessimisme.

La forme varie entre la satire et l’éloge, entre la critique acerbe et l’apologie.

Cet abécédaire est composé de textes à la longueur variable. Ces textes sont autant de galets dans la boue du nivellement par le bas, de l’inculture, en passe d’engloutir totalement les galets historiques et culturels des peuples, véritables repères dans l’espace-temps, visant ainsi à empêcher tout sursaut salutaire, tout réveil salvateur.

Sortie prévue le 4 juin 2014.

Disponible à: 
Librairie Facta, 4 rue de Clichy 75009 Paris, métro Trinité d'Estiennes d'Orves.
Librairie de l'Orient, 18 rue des Fossés Saint-Bernard 75005 Paris, métro Jussieu.

Ou bien me contacter à l'adresse suivante: anis.alfayda@gmail.com


Anis Al Fayda 

dimanche 18 mai 2014

La jupe dans tous ses états




L’éducation nationale fait de nouveau parler d’elle en ce joli mois de mai.

En effet, à l’approche du bac qui ne vaut plus grand chose, on fait de la haute couture et du défilé dans les lycées de l’académie de Nantes. Fini les fonctions vectorielles, l’étude des ravages de la société de consommation, des Trente Glorieuses, les mécanismes ayant déclenché la Grande Guerre, le nihilisme chez Nietzsche, l’étude de la nature et de la culture, de l’inné et de l’acquis. On porte la jupe ! L’académie de Nantes pour lutter contre le sexisme a lancé une opération dont seuls les tenants de la pédagogie post-soixante-huitarde ont le secret, à savoir faire porter la jupe aux jeunes damoiseaux, et les inviter à se mettre du rouge à lèvres, pour lutter contre le sexisme. Oui vous avez bien lu.

Interpellé par une député UMP ; qui fait mine de se réveiller ; Benoît Hamon nie en bloc dans l’hémicycle, car comme pour la théorie du genre, la journée de la jupe ça n’existe pas. C’est nous autres qui avons la berlue, pauvres hurluberlus que nous sommes.

Quelle sera la prochaine étape ? Demander aux lycéens de venir en soutien-gorge ? En perruque ? En escarpin ?

Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? En effet, pourquoi ne pas venir à l’école tout en bégayant par solidarité avec les bègues ? Pourquoi ne pas écrire toute une journée de la main gauche par solidarité envers les gauchers ? Pourquoi ne pas venir en tenue d’Eve, par solidarité envers les naturistes ? Et pourquoi ne pas venir avec les cheveux teints en roux, par solidarité avec les roux qui subissaient des persécutions autrefois et qui continuent d’être l’objet de railleries de nos jours, quant à leur supposée odeur corrosive.

Lutter contre le sexisme ? Alors commençons par dénoncer les ravages de la marchandisation du corps féminin dans la mode messieurs les socialistes ! Ravages que l’on constate chez la jeunesse française tous les jours.

Le ridicule ne tue pas, mais il imprègne, et la gauche en est imprégnée, imbibée, marquée au fer rouge.

Cette gauche n’a absolument plus rien à proposer et cherche par tous les moyens à faire diversion, quitte à se lancer dans le grand n’importe quoi, comme elle en a tellement l’habitude.

Les socialistes ça ose vraiment tout, et c’est même à cela qu’on les reconnaît.



Anis Al Fayda

vendredi 16 mai 2014

Fièvre médiatique





L’Occident est en émoi. En effet, le groupuscule extrémiste Boko Haram a enlevé 200 lycéennes au Nigéria, en attente de les échanger avec ses membres emprisonnés par le gouvernement nigérian.

Tout d’abord, ce groupuscule ne représente que lui-même, ses agissements sont en totale contradiction avec les valeurs de l’islam, cela va sans dire. Il n’est pas nécessaire de le rappeler, et nous n’avons pas besoin de prouver quoi que ce soit aux élites occidentales. En effet, cet emballement médiatique donne encore une fois de plus l’occasion aux médias d’exiger des musulmans de prouver leur bonne foi humaniste, de les soumettre à la question républicaine, mais même si certains bénis oui-oui se prêtent à ce jeu, le doute, le trouble est jeté toujours un peu plus sur l’islam et les musulmans.

On assiste donc en effet à une fièvre médiatique incroyable, où chacun y va de son selfie, au premier chef Michelle Obama qui pose avec une pancarte « Bring Back Our Girls », soit rendez-nous nos filles. Et combien de civils innocents tués par les drones, les bombes de votre président de mari ?

Un rassemblement eut lieu mardi dernier sur le parvis des droits de l’homme au Trocadéro, tout un programme, avec toutes les stars que le show-business peut compter, dont Boko Haram ne voudrait pas même gratuit, et Carla Bruni en prime. Combien de civils afghans et libyens tués par votre ex-président de mari ? Il ne manquerait plus que DSK pour y aller de son petit appel déchirant, et là, la boucle serait bouclée.

Puisque les médias et les élites occidentales n’ont de cesse de se payer notre tête, montrons que nous pouvons exceller en la matière et faisons de la provocation : pourquoi ces lycéennes n’auraient-elles pas droit au paradoxe d’Anderson ? Ah le romantisme n’existe que pour l’Occident, les brigades rouges, la Bande à Baader, la Bande à Bonnot, oui, mais pas avec Boko Haram. Et si ces lycéennes faisaient des selfies, ce serait bon ? Cela passerait ?

La question à se poser est : Cui bono ? Oui, cui bono comme on dit à Garges-lès-Gonesse. Soit en bon français, à qui cela profite-t-il ? Certes pas aux musulmans en tout cas, toujours sous l’opprobre, sommés de montrer patte blanche, de prouver qu’ils condamnent ces agissements avec la plus grande vigueur.


PS : Petit Souffle, pour celles et ceux qui ne comprennent pas le second degré ou qui en sont dépourvus totalement, peuvent passer leur chemin bien-pensant.

Irritare crabones, comme on dit à Sartrouville.




Anis Al Fayda



jeudi 1 mai 2014

Overdose de propagande







En cette année où l’on commémore le centenaire de la Grande Guerre, France 2 nous as gratifié du documentaire Apocalypse, avec la voix de l’inénarrable Mathieu Kassowitz.

Tout d’abord, il convient de revenir sur le sens du mot « apocalypse ». En effet, l’apocalypse veut dire dévoilement, et non pas destruction. Bien que la destruction, l’effondrement du modèle économique ultra-libéral arrive, alors seront dévoilés les rôles de chacun, les masques tomberont.

Entre les élections municipales et les élections européennes, la diffusion de cette série documentaire ne doit bien évidemment rien au hasard.

À l’heure du retour des nationalismes, ou de ce que les médias appellent avec dégoût les populismes, à l’heure de la critique du mondialisme grandissante, ce que l’on appelle le système politico-médiatique avait besoin de frapper un grand coup.
Hormis l’intérêt de voir images en couleur, ce documentaire n’apporte rien de bien neuf sur la connaissance des évènements, l’escalade des tensions ayant abouti à cette grande tragédie.
Pas un mot sur le grand capital, sur Wall Street et la révolution bolchévique. Ne demandons pas à Mathieu Kassowitz d’avoir lu Antony Sutton, il vient du show-business le pauvre.

Pas un mot ou très peu sur tirailleurs des colonies qui n’avaient rien demandé, qui ont été jetés dans une guerre qui ne les concernaient absolument pas. Les habitants de ces pays d’Afrique et d’Asie se moquaient alors éperdument de savoir si la déclaration sur la neutralité de la Belgique n’était qu’un chiffon de papier, si l’on devait dire Mulhaüsen ou Mulhouse, Elsass-Lothringen ou Alsace-Lorraine. Pas un mot non plus sur les Accords Sykes-Picot qui continuent d’ensanglanter la Terre Sainte.

Quel est le but d’une telle série ? Il faut diaboliser toujours plus le nationalisme, le patriotisme pour systématiquement les assimiler à la guerre. En omettant de rappeler que les révolutionnaires de 1789 lorsqu’ils exportèrent les idées révolutionnaires des chaudes rives du Guadalquivir, aux eaux glacées de la Bérézina, au son de la Marseillaise, de la Carmagnole ou autre, c’était au nom du patriotisme, du nationalisme.

Pourtant de nos jours si le nationalisme est diabolisé en Europe, d’autres pays ont quant à eux le droit de l’être. Ainsi les États-Unis ont le privilège de continuer à l’être, de défendre leurs intérêts au moyen de bombardements massifs.

Actuellement un pays comme la Russie montre qu’elle ne demande pas d’autorisation pour défendre ses intérêts avec ce qui se passe en Ukraine. Ceci nous rappelant que les rapports entre États basés sont basés sur les rapports de force, et non pas sur les bons sentiments, le sentimentalisme mielleux, qui faussent complètement les jugements et empêchent la réflexion.

Jamais on n’a autant fait la promotion du pacifisme, de la négociation, pourtant il n’y a jamais eu autant de guerres, d’hypocrisie dans les rapports internationaux. Les Droits de l’homme, la communauté internationale, sont des coquilles vides. Jamais il n’y eût autant de destruction, jamais la guerre économique n’a été aussi vivace, l’impérialisme culturel n’a été aussi intense. L’occidentalisation croissante du monde, sans que l’on se l’explique vraiment, l’entrée en vigueur du marché transatlantique, voilà des sujets que l’on voudrait voir abordé dans des documentaires. Pourtant, il n’y a rien là-dessus.

La guerre est hélas une constante dans l’histoire de l’humanité, penser l’abolir est une chimère, surtout quand ceux qui font l’éloge du pacifisme se révèlent être de bien grands va-t’en guerre.

Si vis pacem, para bellum, comme on dit à Aubervilliers.


Anis Al Fayda




vendredi 14 mars 2014

Panique à l'Elysée, panique en Crimée







La république de France vogue de scandale en révélation. En effet, voilà que nous apprenons que l’éminence grise de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson enregistrait les conversations qu’il avait avec Nicolas Sarkozy, durant son passage à l’Elysée. Les micros, ou le dictaphone étaient sans doute cachés dans les buissons de l’Elysée.

Hormis le mépris qu’il a pour Carla Bruni, Roselyne Bachelot, et d’autres, on sait que dans ces enregistrements, Nicolas Sarkozy se lâche sur les musulmans, pourtant on ne connaît guère la teneur précise de ses propos. On a envie de dire que l’on s’en moque après tout, nous savons bel et bien que Nicolas Sarkozy ne porte pas les musulmans dans son cœur, nous en avons tout autant à son égard, puisque nous le portons à peine à la semelle de notre godasse gauche, ça porterait bonheur paraît-il.

Toutefois, gageons que si ces propos avaient concernés une autre communauté, on aurait parlé que de cela.

Mais ce n’est pas tout ! Dans le cadre de l’enquête sur le financement de la campagne présidentielle de 2007, et un possible financement par Muammar Kadhafi, Nicolas Sarkozy aurait été mis sur écoute ainsi que son avocat Thierry Herzog. Rarement l’expression « les murs ont des oreilles » n’aura autant convenu à la situation.

Pauvre Nicolas Sarkozy qui souhaitait revenir sur le devant de la scène politique. Avec tout ça, il n’a pas fini d’avaler des couleuvres et d’en voir de toutes les couleurs. Toutefois, il peut se servir de cette affaire et passer pour un martyr. D’autant que les imprécisions de Christiane Taubira, ne sont pas là pour arranger les choses.

L’UMP ne semble pas non plus tirer profit de tout cela, avec Jean-François Copé et cette enquête du journal Le Point, qui révèle que le boulanger de Meaux aurait fait bénéficié l’entreprise Bygmalion de ses largesses, lors de la campagne présidentielle de 2012.En effet, à y regarder de plus près, ça revient cher les pains aux chocolats.

On va nous dire que ça favorise le FN tout ça. Bah vous n’avez qu’à être intègres messieurs les politicards ! Ah vous avez peur de vous faire traités d’intégristes ?
De plus, avec la forte pollution qui règne à Paris, l’air devient irrespirable. Mais où aller ? En Crimée par exemple !

Ah non ! C’est la panique là-bas en ce moment.

Après le départ de Viktor Ianoukovitch pour la Russie, cette dernière voyant d’un mauvais œil le remake de la révolution Orange de 2004, s’est empressé de bien montrer ce qu’était ce qu’elle appelle « l’étranger proche », qui n’est que la Doctrine Monroe version russe. La Crimée étant une région majoritairement russophone, il n’en fallait pas plus, pour que l’ours russe sorte de sa tanière, et l’on se dirige vers une annexion pure et simple de la Crimée par la Russie.

L’UE et les Etats-Unis sont scandalisés par ce qu’ils appellent un coup de force inacceptable. Que les Etats-Unis balaient devant leur porte, et qu’ils dégagent instamment de partout où ils sont. Les contrées qu’ils foulent de leurs rangers maudites ne manquent pas : Japon, Corée du Sud, Méditerranée, Europe, Guantanamo toujours pas fermée, Irak, Arabie, Golfe arabo-persique, Afghanistan, la liste est trop longue.

Oui la Russie qu’il ne s’agit pas d’idéaliser, est elle aussi un empire, et défend ses intérêts becs et ongles. Les pays d’Europe de l’est, libérés de la tutelle soviétique il y a 20 ans à peine, voient certes d’un mauvais œil ce retour en force de la Russie, mais s’ils pensent trouver du nouveau vers le couchant, qu’ils sachent qu’à l’ouest il n’y a rien de nouveau, si ce n’est l’Union européenne, qui enserre un peu plus chaque jour les pays qui en sont membres, entre ses serres néolibérales.

Oui, la Russie n’a pas renoncé à Koenigsberg, Kaliningrad maintenant, ni aux îles Kouriles, ni à l’île de Sakhaline, et certainement pas à la Crimée qui se trouve à ses portes.Saleté de Crimée ! Une région que peu de gens en Occident saurait situer sur une carte, et qui vient gâcher le printemps du cinéma qui commence ce week-end. Salauds de soviets !

Et bien oui, tout cela nous rappelle, que les tensions, les guerres ne sont pas de lointains souvenirs, et ne vont pas disparaître, malgré toute la bonne volonté de l’american way of life.

En plus, à la station de métro Crimée sur la ligne 7 à Paris, c’est toujours la pagaille et toujours aussi sale !
La Crimée d’Ukraine ou souterraine parisienne nous tape sur les bretelles !



Anis Al Fayda

lundi 3 mars 2014

Frédéric Taddeï sous le tir de barrage médiatique




Frédéric Taddeï, régulièrement la cible d’attaques des médias dominants, n’a pas fini de défrayer la chronique médiatique. Il est encore une fois passé récemment à la question républicaine lors de l’émission de Laurent Ruquier On n’est pas couchés.

Quels sont les griefs faits à l’encontre de Frédéric Taddeï ? On lui reproche d’inviter des personnalités jugées non conformes à l’idéologie républicaine dominante, on se souvient de la fameuse liste de Patrick Cohen, qui avait dans le nez Tariq Ramadan, Marc-Edouard Nabe, Dieudonné, Alain Soral. C’est surtout sur les deux derniers, Dieudonné et Alain Soral que la tension se cristallise le plus. Quoi que l’on pense de ces derniers par ailleurs, il est tout de même anormal, et symptomatique d’une police de la pensée qui ne dit pas son nom, où un animateur d’une des dernières émissions au contenu intéressant, soit sommé de se justifier, de donner des explications quant au choix de ses invités, à plus forte raison sur une émission d’un média du service public, devenu depuis plusieurs mois un merdia du sévice public.

Pourtant si l’on en juge le dossier paru dans Les Inrockuptibles, peu suspect de pensée réactionnaire, ces invités dits sulfureux ont été invités peu de fois, par 4 fois seulement, depuis près de 8 ans que l’émission existe. Diffusée 4 fois par semaine, puis 1 fois, non content, la pression médiatique veut la reléguer en troisième partie de soirée, la forcer à tenir compagnie aux émissions Chasse et pêche sur TF1 à 3 heures du matin.

Si l’on regarde toujours dans ce dossier des Inrockuptibles, ceux qui furent le plus souvent invités sont des personnalités comme Jacques Attali, Alain Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy, Alain Minc, Guy Sorman, Jean-François Kahn, bref tous ceux qui parasitent les médias depuis plus de 30 ans, et dont un nombre croissant de Français commencent franchement à se lasser, si ce n’est plus.

Curieux que les détracteurs de cette émission ne pointent pas du doigt cette fréquence de ces personnalités, l’indigence intellectuelle qu’ils incarnent. Oui mais voilà, joker ! Ces cerveaux-là ne sont sans doute pas malades pour Patrick Cohen, et c’est le camp du bien.

On a reproché à Frédéric Taddeï toujours, d’inviter Marc-Edouard Nabe, alors que ce dernier est le parrain du fils de Frédéric Taddeï, en quoi cela nous regarde t-il ? En quoi cela peut-il aider le téléspectateur ? S’il ne faut pas inviter les enfants de, les amis, les voisins, les coquins, dans ce cas il ne faut plus inviter Raphaël Glucksmann fils d’André Glucksmann, Joy Sorman fille de Guy Sorman, Raphaël Enthoven fils de Jean-Paul Enthoven, Nicolas Bedos fils de Guy Bedos, et tous ces enfants de, qui parasitent de plus en plus les médias. Si l’on commence à jouer à ce petit jeu-là, à fouiller dans les vies privées des uns et des autres, il n’est pas dit que nos faiseurs d’opinion, nos brocanteurs du consentement sortent gagnants de cette affaire.
Il n’y a véritablement qu’en France où l’on demande à un animateur télé de se justifier du bien-fondé d’inviter untel ou untel.

Mais non contents de s’arrêter en si bon chemin, ces journaleux enjoignent Frédéric Taddeï de rappeler à chaque fois les Curriculum Vitae des invités sulfureux, leurs condamnations judiciaires, de les faire passer en gros pour des délinquants, des malfaiteurs multirécidivistes. Si c’est comme ça, il faut rappeler à certains invités à de nombreuses reprises, les affaires de plagiat, qui ont fait les choux gras de la presse, et les rires du Tout-Paris. Ah ça non, ils ne le souhaiteraient pas. De même que si l’on ne devait inviter que des hommes politiques qui n’ont jamais été condamnés, on n’inviterait plus personne. Ne sombrons pas dans le « tous pourris », ça ferait le lit du fascisme ! Alors que ces messieurs cessent de vouloir chercher la petite bête, là où elle n’a pas lieu d’être.

En outre, ces journaleux peu avares de rodomontades, demandent à Frédéric Taddeï de prendre le téléspectateur par la main, de lui expliquer le fond du discours d’untel ou d’untel, sous prétexte que le quidam n’aurait pas les clefs nécessaires pour comprendre, soit toujours cette infantilisation du grand public. Dans ce cas, avant des émissions comme Le Grand Journal, On n’est pas couchés, les animateurs devraient avertir des dangers des contenus  nocifs de ces émissions pour les téléspectateurs, dont le visionnage prolongé est nuisible à la conscience, à l’intelligence du plus grand nombre.

Bref, la coupe est pleine, de ces injonctions médiatiques que l’on fait boire aux Français jusqu’à la lie, cela ne fait qu’exacerber l’ambiance, les tensions dans le débat public, et contribuent à rendre l’atmosphère encore plus délétère qu’elle ne l’est déjà. Cette gauche intellectuelle montre son vrai visage, celui du fanatisme, de l’intolérance, de la mise au ban médiatique, intellectuelle.

Voyons encore récemment les attaques virulentes contre Farida Belghoul et son initiative de Journée de Retrait des Ecoles. Fini L’Aziza, ou Djamila des Lilas, place à Farida qui a la foi, et qui entend bien briser cette tutelle, ce carcan gauchiste qui a fait tant de mal pour la cohésion nationale, pour la paix civile en France. Comble du mépris, certains à gauche s’empressèrent de dire que si ce sont essentiellement des familles immigrées qui entendirent le message de Farida Belghoul, c’était au motif que ces dernières étaient peu instruites, crédules, bref des bouseux, des arriérés mentaux, et qui ne vont jamais voir d’expos au centre Georges Pompidou sans doute. Les concernés apprécieront.

Cette gauche va payer son mépris très cher assurément, avec les élections municipales et européennes qui arrivent, mais cette gauche va mettre cela sur le compte du vent réactionnaire qui semble s’emparer du peuple français et qui fait frémir de peur les bobos. Pour les fachos si ça va mal c’est la faute aux immigrés, mais alors pour la gauche, quand ça va mal, c’est la faute aux fachos, et elle semble incapable de changer son disque, ultra-rayé.

L’UMPS a récemment tenté de nous faire frémir avec cette minable passe d’armes entre Manuel Valls et Claude Goasguen. On essaie de faire croire à l’opposition entre l’UMP et le PS, par le biais de querelles à 3 francs 6 sous. Pourtant ils sont tous les deux de fervents soutiens d’Israël… quand même !

Après cette défaite de la gauche, qui semble inéluctable, Frédéric Taddeï va-t-il en faire les frais ? Va-t-on le sacrifier sur l’autel de la déroute électorale ? Va-t-on le forcer à assumer pleinement la responsabilité de cet échec, et d’en tirer les conclusions en lui demandant de se retirer de la vie médiatique ? La police de la pensée en serait bien capable.

Toutefois Frédéric Taddeï peut répondre quant à une possible éviction de la télé ; en s’inspirant de la célèbre phrase Mac-Mahon à Sébastopol durant la guerre de Crimée qui connaît des soubresauts actuellement ; par cette réplique cinglante : J’y suis, j’y reste !



Anis Al Fayda